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Le Pavillon

Lorsque Louis acquiert, en 1857, cette petite tour en bord de Sarthe, c’est pour disposer d’un lieu de méditation où il puisse s’adonner à son loisir favori : la pêche. Après son mariage avec Zélie, les époux viendront, avec leurs enfants, y couler des heures tranquilles.

C’est là que Louis a dans un premier temps installé la célèbre statue qui sera baptisée « Vierge du Sourire » suite à la guérison miraculeuse de Thérèse aux Buissonnets (Lisieux) en 1883.

Acheté par Louis Martin, en avril 1857, le Pavillon fut pour lui un lieu où il aimait aller. A l’angle d’un jardin, cette petite tour hexagonale comporte un rez de chaussée et deux étages auxquels donne accès un escalier en pierre extérieur, pour le premier puis intérieur pour le second.

Situé près de la Sarthe, Louis y dépose son matériel de pêche. Pour Louis, les trois niveaux correspondent, à trois aspect de la vie : loisirs – méditation/prière/approfondissement de la foi – repos. Louis Martin combinait les trois avec équilibre.

Cela nous renvoie la question : Et nous, comment combinons-nous ces différentes facettes de la vie pour trouver équilibre, sérénité et bonheur ?

Le témoignage de vie de Louis Martin nous interpelle.

Après son mariage, le Pavillon devient un lieu de détente familial. Ses enfants aiment en particulier venir y cueillir des « fraises et des groseilles ».

Dans une lettre à sa fille Pauline, alors en pension au Mans, Zélie Martin écrit : « Hier matin, Céline tourmentait ton père pour qu’il l’emmène avec Thérèse au Pavillon, comme il l’avait fait la veille. Il lui a dit : « Plaisantes-tu, crois-tu que je t’emmènerai tous les jours ? ». La petite était là qui s’amusait avec une baguette, elle n’avait pas l’air d’entendre la discussion, elle était trop occupée ; tout en faisant sa petite affaire elle dit à sa sœur : « Faut pas nous mettre dans le toupet que Papa nous emmènera tous les jours. » Ton père a ri de tout son cœur. » (Lettre du 22 octobre1876).

Louis installe, tout d’abord au Pavillon, la statue de la Vierge que lui a offerte Mlle Félicité Baudouin, une pieuse alençonnaise très impliquée dans les œuvres sociales. Copie de celle de Bouchardon, à St Sulpice de Paris, (original en argent, fondue pendant la Révolution, cette Vierge représente l’Immaculée, les mains ouvertes comme pour épandre ses grâces.

Lorsque la famille Martin s’installe rue St Blaise, la statue y est transportée, avant de gagner Lisieux en 1877 et de devenir dans la vie de Thérèse : « la Vierge du Sourire » après le miracle du 13 mai 1883 au moment où Thérèse, alors aux Buissonnets, est au plus mal. La statue est posée sur une commode, près du lit où la petite fille de 11 ans souffre depuis des semaines d’une « étrange maladie » : « Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son cœur d’avoir enfin pitié d’elle… Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Ste Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent. » Ms A 30v

Comme plus tard du belvédère des Buissonnets, à Lisieux, Louis fait du Pavillon le lieu de ses lectures. Des notes tenues au cours de sa vie permettent de découvrir ses goûts. Fils de son temps, il aime, parmi bien d’autres, à se nourrir de Lamartine ou de Châteaubriant (dont il achète les œuvres complètes dès le 21 octobre 1846 « au prix de 25 f. les 10 volumes ».)