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Marie et Rose

Août 2020

« Une lettre dans le reliquaire des saints Louis et Zélie… »

Originaire de région parisienne, je me suis convertie à la foi catholique vers 2006. La lecture du récit de Marie-Alphonse Ratisbonne (Le converti de la Médaille Miraculeuse), qui attribue sa conversion à Notre-Dame des Victoires, m’a conduite à la célèbre basilique parisienne.
Cette visite fut un émerveillement. C’est là que je vis pour la première fois une statue de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus : ce fut comme un coup de cœur.
Quand j’appris, par des lectures, le lien très fort entre la famille Martin et cette basilique, cela me donna envie d’y retourner régulièrement.

Basilique Notre-Dame des Victoires, Paris

En 2008, j’allai à la messe de célébration du 150ème anniversaire de mariage des époux Martin et fus éblouie.
Je visitai certains de leurs lieux de vie, et le 12 juillet 2009, je revins prier près de leurs reliques. J’écrivis une lettre dans laquelle je demandai, par l’intercession de Zélie et de Louis, la grâce de me marier et d’avoir des enfants. Je la déposai dans leur reliquaire.
A cette période, j’étais inscrite sur le site chrétien de rencontre Theotokos. Le 12 septembre de cette même année, via ce site, je rencontrai pour la première fois celui qui allait devenir mon mari. Nous avions d’abord fait connaissance à distance ( échanges écrits, coups de téléphone réguliers) puis nous avions préparé cette rencontre en faisant, chacun de notre côté, une neuvaine. Un an plus tard, nous étions mariés !

Marie et son époux, le jour du mariage

C’était un mariage tardif et je n’avais pas beaucoup d’espoir d’avoir un enfant. Mais la prière aux saints Louis et Zélie Martin fit un nouveau miracle : ma petite Rose, qui a désormais dix ans.
Il y a quelques années, les relations avec Rose étaient difficiles. Avec mon mari, nous allâmes tous les trois en pèlerinage au monastère de la Visitation de Caen.
Nous y fîmes célébrer une neuvaine de messes pour la guérison de nos relations familiales, en priant en parallèle une neuvaine à Léonie. La paix est revenue.

Rose et son Papa

Au-delà de la puissance de leur intercession, je suis admirative de la famille Martin, de la vie qu’ils menaient. Ils allaient tous les matins à la messe en semaine. J’aimerais en faire autant ! Mais avec le travail, les transports, les horaires, toutes les tâches du quotidien… J’ai rarement le temps ou l’énergie de prendre cette peine. Eux la prenaient.
En plus de Rose, j’ai trois enfants qui sont partis au Ciel avant de naître. Ce fut de grandes souffrances. J’ai prié saints Louis et Zélie et sainte Thérèse, et fait un pèlerinage.
Pendant ce pèlerinage, je vis un tableau souvenir que Thérèse avait réalisé avec des photos de ses quatre frères et sœurs morts en bas-âge.
Pour la Fête des Saints Innocents 1896, elle avait écrit un poème intitulé À mes Petits Frères du Ciel :
« Heureux petits Enfants, avec quelles tendresses
Le Roi des Cieux
Vous bénit autrefois et combla de caresses
Vos fronts joyeux !
De tous les Innocents vous étiez la figure
Et j’entrevois
Les biens que dans le Ciel vous donne sans mesure
Le Roi des rois.
Vous avez contemplé les immenses richesses
Du Paradis
Avant d’avoir connu nos amères tristesses (…)
Ensemble vous jouez avec les petits anges
Près de l’Autel (…)
C’est vous que Le Seigneur me donna pour modèle
Saints Innocents
Je veux être ici-bas votre image fidèle
Petits Enfants.
Ah ! daignez m’obtenir les vertus de l’enfance.
Votre candeur,
Votre abandon parfait, votre aimable innocence
Charment mon coeur… »

Quand je rentrai chez moi, je fis à mon tour un tableau souvenir. Tout cela m’apporta beaucoup de consolation. Il me permit d’appréhender la vie éternelle de mes enfants au Ciel, et de leur donner une place au sein de notre famille.
Dans ma souffrance, je pensais aux souffrances encore plus grandes des Martin : car eux avaient connu ces enfants, les avaient tenus dans leur bras. Ils les avaient aimés durant des mois ou des années.
Je priais Zélie en me disant : « Elle est passée par là, elle peut me comprendre. » Zélie est à la fois sainte et mère, et c’est important dans ma relation avec elle, dans le réconfort qu’elle m’apporte.

« Souvenir du court exil de nos chers Petits Anges et de leur Naissance au Ciel », réalisé par Thérèse en 1896.

Mon mari, retenu par son métier, n’a pas pu nous accompagner, Rose et moi, lors de ces vacances au sanctuaire. Mais nous projetons de revenir avec lui, notamment pour la Fête des Familles en octobre.
Durant ces « vacances spirituelles », j’ai découvert une nouvelle facette de saint Louis Martin : comment il a placé au centre de sa vie non seulement Dieu, mais aussi sa femme et ses enfants. Jusqu’à mettre en retrait sa propre vie professionnelle pour mieux se dévouer à eux !
Après la mort de Zélie, il a élevé seul ses filles et s’est consacré à elles.
Plus je rencontre Louis et Zélie, par les pèlerinages et par les lectures, et plus je découvre de nouveaux éléments de leur vie qui rejoignent mes préoccupations, et me sens appelée à les prier.
Je repars de ce séjour en emportant dans mon sac, pour la placer dans notre pièce de vie, cette belle icône qui m’a touchée, car tous les enfants Martin y sont représentés !