https://www.facebook.com/SanctuaireAlencon/https://twitter.com/https://www.youtube.com/channel/UCriSccv-E9s4bOiPDB3d2Wg/
ContactContact Allumer un ciergeAllumer un cierge Faire un donFaire un don
Accueil > Paroles de pèlerins > Annie et Patrick, Vendée

Annie et Patrick, Vendée

Août 2020

Saints Louis et Zélie : des amis inspirants et réconfortants.

C’est la troisième fois que nous venons au sanctuaire Louis et Zélie d’Alençon. Nous sommes restés une semaine, et nous voudrions ne pas repartir.
Nous avons puisé ici une grande paix. Quand nous sommes arrivés, nous portions des tourments et des découragements… qui se sont dissipés grâce à la prière, chaque soir, devant les reliques de saints Louis et Zélie.

Chapelle de la maison d’accueil

Nous connaissions sainte Thérèse depuis longtemps.
Nous avions été très touchés par la conférence d’un ancien prisonnier, qui racontait les grâces reçues à la sortie du pénitencier… Et comment il avait été libéré de la vie de fou qu’il menait jusqu’alors. C’était un témoignage incroyable.
Dès que nous avons connu saints Louis et Zélie, nous avons ressenti une proximité immédiate, évidente avec eux. Parce qu’ils étaient un couple, parce qu’ils étaient parents…
Le souvenir des difficultés de sainte Zélie avec Léonie nous encourage dans notre chemin de parents et de grands-parents. Prier Zélie et Léonie nous aide à avancer. Tout dans leur vie est beau… Mais cet aspect-là nous marque beaucoup.

La servante de Dieu Léonie Martin

Un autre aspect remarquable, c’est qu’ils étaient des gens aisés qui savaient bien s’adapter aux gens très simples. Cela rejoint la phrase de Jésus dans l’Evangile concernant les petits et les pauvres.
Cette semaine, nous avons entendu une anecdote sur Louis qui, un jour, s’est mis à genoux devant un pauvre, pour lui donner une aumône. Il disait qu’ainsi il se mettait à genoux devant Jésus, car un pauvre c’est Jésus… Louis était un modèle d’humanité, un modèle social.
Il était affilié à un Cercle dans lequel il partageait ses valeurs sociales et chrétiennes. Cela ressemble à ce que l’on peut vivre aujourd’hui dans les Associations Familiales Catholiques ou d’autres associations de ce type : recherche de justice sociale, fraternité de prière.
Saints Louis et Zélie avaient un grand souci des pauvres, et ils aidaient les plus démunis. Cet attachement à Dieu qui se réalise dans le concret, dans la société et le quotidien, est impressionnant.

Le Cercle Vital Romet, auquel Louis Martin participait

Marie était importante pour la famille Martin, comme elle est importante pour nous. Marie c’est… un mortier adhésif !  Elle nous unifie en tant que personne, en tant que famille, que couple. Elle unifie nos vies.
Parfois, on regrette de ne pas avoir connu Louis et Zélie plus tôt. On se dit que l’on aurait agi différemment, qu’on n’aurait pas fait certaines erreurs. Mais rien n’est jamais perdu. Toutes les épreuves ont un sens. La souffrance peut faire grandir, et être transformée.
Le grand problème quand on est parents, c’est qu’on est humains. On essaie de donner à nos enfants le meilleur selon nos convictions… en l’occurrence, chrétiennes. Mais on le transmet avec des moyens humains… Et donc avec des erreurs, avec notre fragilité et nos limites.
Puis, ces enfants deviennent adultes : le chemin, jusque-là parcouru ensemble, devient le leur. Notre rôle s’arrête et leur liberté se déploie.
La foi ne se transmet pas au marteau-pilon. Elle est un message que l’on reçoit de Jésus. Un message auquel on répond. Personnellement et librement.
Quand on a reçu ce message de Jésus, on est heureux. Le message de l’Evangile nous rend heureux et on a envie de le propager. C’est la façon dont on le fait qui témoigne de notre humanité. Mais il faut accepter qu’au bout du compte, on aura fait des erreurs, inévitablement.

La Sainte Famille, par Luigi Guglielmino

Nous admirons le bon sens qui amenait saints Louis et Zélie à cadrer leur vie de telle sorte que, tout ordinaires qu’ils soient, ils parviennent à devenir des saints. L’Eglise fait preuve de bon sens à son tour en nous les présentant comme modèles.
Nous n’avons pas le sentiment d’avoir reçu de grandes grâces, mais d’être inspirés et réconfortés. Cette amitié avec saints Louis et Zélie, et leur intercession, nous conduisent sur un itinéraire spirituel.
Louis et Zélie nous mènent à la Sainte Famille. A travers eux, c’est Jésus, Marie et Joseph avec lesquels on apprend à vivre, que l’on découvre. Il y a un lien inexplicable, une atmosphère qui se dégage de la famille Martin, et qui « sent le parfum de la Sainte Famille ».
Je crois qu’ils ont dû méditer le bonheur d’être en famille avec Marie et Joseph. Et cela ne peut pas mener ailleurs qu’à l’amour. J’ai entendu dire que sainte Thérèse avait reçu « la vocation de l’amour », et je pense que cela lui fut déjà donné par l’amour de ses parents.
A travers eux, Joseph et Marie se font concrets. Ils sont des saints si exceptionnels et si simples… Leurs cinq filles devenues religieuses, leur vie de famille fracassée par des mortalités infantiles… Quand on contemple leur vie humaine, on se dit « Nous vivons cela… Mais eux ont souffert encore plus ». Cela ne console pas, mais cela soutient. Cela fortifie.
Louis et Zélie nous montrent que chacun, dans son itinéraire unique, peut arriver à la sainteté. Sans désirer être un autre que soi.
Dieu nous rejoint dans notre propre histoire. »