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Anaïs, Bayonne

6 août 2020

Un chemin avec Louis et Zélie, jusqu’au mariage.

Il y a quelques années, alors que j’étais célibataire et souhaitais me marier, une amie m’a offert la correspondance de Louis et de Zélie Martin. J’habitais en région parisienne.
Je me posais beaucoup de questions : « Qu’est-ce qu’être une femme ? Qu’est-ce qu’un couple ? » J’avais besoin de réfléchir, de me préparer en quelque sorte.
Je ne me reconnaissais pas dans toute leur vie, mais je trouvais Louis et Zélie inspirants. La lecture de ces lettres et de leur histoire m’a permis de mieux me projeter. J’ai vu que l’idéal chrétien pouvait s’enraciner dans une vie conjugale ordinaire.
En parallèle à ces lectures, je me suis mise à prier régulièrement saints Louis et Zélie. J’ai poursuivi ma découverte du couple, grâce au « Forum Wahou ! » par exemple.
Je priais aussi saints Anne et Joachim. Mais je ressentais fortement la proximité de Louis et de Zélie.
Bien que marqués par une époque et une société différentes de la nôtre, ils sont plus accessibles. De nombreux souvenirs, objets, écrits, photographies ou témoignages nous sont parvenus d’eux.

Pour mes études, je suis venue m’établir à Alençon. C’est là que j’ai découvert leur sanctuaire.
J’ai été bénévole pour la Fête des Familles, qui a lieu chaque automne au sanctuaire. J’allais régulièrement à la Maison Martin voir les religieuses. Le dimanche, j’assistais à la messe dans la Basilique où Louis et Zélie se sont mariés.
J’ai appris à mieux les connaître. J’ai été touchée de voir l’amour qu’ils avaient l’un pour l’autre, et comment les épreuves n’ont pas eu raison de cet amour. Leur attention aux plus démunis, la charité qu’ils vivaient au quotidien…
Louis a contribué à me montrer ce que je peux attendre d’un époux : son caractère tendre et aimant, la façon dont il a mis sa vie professionnelle de côté afin d’aider sa femme dans son entreprise…
J’ai été frappée, dans les lettres de Zélie, de voir combien elle était soucieuse de ses enfants et de leur éducation. Combien elle connaissait chacun d’eux et avait à cœur de les faire grandir dans le respect de leurs spécificités. J’aimerais m’en inspirer si je deviens mère.
La maladie psychique qui frappa Louis après son veuvage est, paradoxalement, un signe d’espérance et de rédemption à mes yeux. Cette maladie prouve qu’une personne avec des fragilités psychiques peut être parent, avoir une vie spirituelle… Et même, être saint.
A notre époque, les personnes handicapés et malades ne sont pas valorisées ; ni les personnes humbles. Il faut se lancer dans des projets grandioses, être ambitieux…
Saints Louis et Zélie, eux, nous montrent que la sainteté est possible pour des gens modestes, qui ne correspondent pas à l’image de perfection et de force que l’on se fait habituellement des saints. Saint Louis Martin, lui, était faible…
La faiblesse est quelque chose qui rebute le monde. Mais elle ne rebute pas Dieu.

Saint Louis Martin dans ses dernières années.
À gauche, sa fille Céline et à droite, sa fille Léonie.

Quand j’ai rencontré celui qui est devenu mon fiancé, j’ai su immédiatement que c’était grâce à l’intercession de Louis et de Zélie. Je ne saurais pas l’expliquer : c’était une évidence.
Je ressens beaucoup de reconnaissance envers eux.
Mon fiancé et moi nous sommes mariés il y a trois semaines : parmi les cadeaux de mariage, il y avait une icône des saints Louis et Zélie.

Icône des saints Louis et Zélie Martin, écrite par Alain Chenal.