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Saint Joseph et l’année de la famille

Homélie du 19 mars 2021

Ce passage de l’Évangile qui nous est donné pour méditer cette solennité de Saint Joseph dit tout, ou presque, de l’identité et la mission de ce grand Saint Joseph. De son identité : il est fils de David, dont la généalogie est déclinée jusqu’au verset qui commence le passage de l’Évangile de ce jour : « Jacob, père de Joseph ».
Ce passage enracine le Christ dans l’Histoire du Salut de notre humanité, porté par le peuple d’Israël. Plus encore que vers une ascendance biologique, ce texte nous ramène vers l’identité profonde et spirituelle de Saint Joseph, « homme juste » comme il est appelé.
« Homme juste », nous le voyons dans l’Évangile, jusqu’à l’écartèlement, jusqu’à cette tension intérieure entre la justice qui consiste à appliquer la loi, telle que reçue du Seigneur à l’époque, et cette autre justice que nous allons découvrir, et qui émane de son histoire et de sa conscience.
Nous le voyons partagé entre une obligation, dans la situation qui est celle de la Vierge Marie, enceinte avant qu’ils n’aient habité ensemble, de la répudier. La loi est claire, elle exige cette répudiation, avec les conséquences qui en résulteront, notamment la lapidation.
Mais un autre appel de la justice résonne dans le coeur de Joseph, qui n’a aucune raison de mettre en doute la fidélité de Marie, et qui l’aime en lui faisant confiance jusqu’au bout.
Cet appel l’invite donc à la répudier, mais dans le secret. Dans cette division de sa conscience, dans cette justice écartelante, vient le rejoindre la grâce du Seigneur à travers ce songe.
« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre Marie chez toi. Celui qu’elle va enfanter est le don de l’Esprit Saint. »
Chacun des mots du message de l’ange est à penser et peser ; ils constituent le coeur de notre foi chrétienne : Jésus Christ, fils unique de Dieu, conçu du Saint Esprit et en même temps né de la Vierge Marie.
Au coeur de cette double fidélité est la justice de Saint Joseph : fidélité à la loi du Seigneur et fidélité à la parole déjà échangée. Voilà que dans cette double fidélité, Joseph reçoit alors sa mission: être l’époux de la Vierge Marie et donner son nom à cet enfant à venir. C’est un acte à la fois hautement symbolique et extrêmement engageant. Les termes « père adoptif » ou « père nourricier » ne représentent pas la plénitude de la mission qui fut donnée à Saint Joseph d’être vraiment le père de Jésus, assumant toute la paternité terrestre qui lui revenait.
De cette paternité, le texte du pape François sur Saint Joseph déploie de multiples facettes : Joseph est à la fois un père aimé, un père dans la tendresse, un père dans l’obéissance, un père dans l’accueil, un père dans le courage créatif, un travailleur toujours dans l’ombre et pourtant jouant un rôle essentiel, inégalé dans l’histoire du salut. Ces différentes facettes qui constituent cette lettre, nous aurons le temps de les dérouler au cours des neuf mois à venir, gardant chaque 19 du mois, le temps de méditer l’une ou l’autre de ces facettes de cette paternité de Saint Joseph.
L’attachement des Saints Louis et Zélie à Saint Joseph nous y encourage, comme le rappelle cette phrase écrite de Zélie à Pauline, sa fille : « Je me recommande beaucoup à Saint Joseph. J’ai grande confiance en lui. Joins tes prières aux nôtres dans ce mois (mars) consacré à l’adorer. » Cette confiance en Saint Joseph est partagée par le pape François et il nous encourage à la partager à travers cette année qu’il a ouverte, le 8 décembre dernier. Au cours des siècles, le peuple chrétien a aimé associer cette vénération de Saint Joseph à l’enfant Jésus et à la Vierge Marie. Au point de devenir la vénération de la Sainte Famille, appelée parfois « Trinité terrestre ».

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