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L’heure de la grâce

Homélie du 31 mars 2021

« Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit ; mais malheureux celui par qui il est livré ! » (Mt 26, 14-25)
« Que voulez-vous me donner pour que je vous le livre? » La réponse des autorités, des grands prêtres : « Trente pièces d’argent ».
C’est dérisoire, c’est le prix que l’on paie pour un esclave. La détermination de Judas est tellement forte, qu’en ayant pris cette dérisoire monnaie, il va au bout de son projet jusqu’à partager ce repas dans la plus profonde ambiguïté avec celui qui fut son ami. Voilà qu’à cette heure de la trahison, le refrain du psaume disait aussi que c’était l’heure de la grâce.
Quand l’homme se met à faire n’importe quoi, le Seigneur arrive à en faire que cette heure qui est redoutable soit aussi l’heure de la grâce.
Nous découvrirons, quand nous relirons notre histoire, cette manière dont le Seigneur à consenti à des heures d’abandon et de trahison pour en faire des heures de sa grâce.
La Première lecture d’Isaïe nous invite à méditer ces chants du serviteur souffrant. Pour nous préparer à la célébration du Vendredi Saint, j’aimerais vous lire ce passage. Juste un peu après celui que nous avons entendu, aux chapitres 52 et 53 redisant ce que celui qui a été livré comme un esclave va faire pour nous à l’heure de la grâce.
« Voici : mon serviteur étonnera. Il s’élève haut, il sera sublime – comme il a terrifié les foules défiguré, méconnaissable n’ayant plus rien d’humain sans forme et sans beauté sans rien qui plaise à l’œil méprisé, rejeté des hommes un homme tourmenté, souffrant un visage voilé pour nous méprisé, pour nous négligeable – or il porte nos maladies, il porte nos tourments. Nous le prenions pour un blessé, un humilié frappé par Dieu, mais nos révoltes le déchirent. Nos crimes l’écrasent – ligoté pour notre paix, meurtri pour nous guérir, on le frappe, on l’humilie et il n’ouvre pas la bouche, mouton mené à l’abattoir, brebis tondue qui ne bronche pas… Il n’ouvre pas la bouche – on l’embarque, on le livre à la justice, on l’inhume avec les bandits, on l’enterre parmi les riches or il n’a rien fait de violent sa bouche n’a trompé personne il rend la justice aux foules, mon serviteur les justifie. C’est lui qui endosse leurs crimes – je taillerai sa part dans les multitudes avec les puissants, il aura sa part, oui il a mis à nu sa vie devant la mort – on le traite en rebelle, alors qu’il prend sur lui les erreurs de la foule et intervient pour les rebelles. »
Donne-nous Seigneur, dans ces heures qui s’ouvrent, de ne pas nous endormir et de rester éveillés, contemplant ce que tu vis pour nous.

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