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Les Saints sont faits du même bois que nous

Homélie du 17 octobre 2020

« Demain, nous fêterons le cinquième anniversaire de la canonisation des saints Louis et Zélie dont vous avez découvert, tout à l’heure, la chambre et la maison.
Quand je dis canonisation, ça veut dire quoi ?
Canoniser c’est reconnaître qu’une personne est sainte, qu’on a aimé son témoignage donc c’est devenir un saint reconnu par l’Eglise. Nous étions quelques uns d’Alençon à avoir cette chance, il y a cinq ans, d’être sur la place Saint Pierre pour vivre ce très bel événement, où beaucoup de carmélites étaient très présentes.
Lorsque notre pape François nous parle de la sainteté, il nous dit : « Vous savez, il ne faut pas toujours imaginer des saints qui seraient des héros, des êtres supérieurs. Ils sont d’abord faits du même bois que nous, c’est à dire qu’ils ont aussi leur humanité. Avec ses limites, comme nous. Ils ne sont pas tout puissant mais ils sont tout aimant. »
Et le pape, dans un très beau texte sur la sainteté, rejoint votre réflexion d’aujourd’hui sur les modèles. Qui est un modèle pour nous ? Parmi les modèles, il y a justement les saints. Il dit : «Vous avez peut-être, autour de vous, des saints que vous avez la chance de connaitre.»
Ça peut être une grand mère par exemple. Le pape François avait beaucoup d’admiration pour sa grand-mère. Elle avait une foi tellement limpide qu’elle a marqué rien moins que le pape.
Au fond, l’énergie, la foi qu’il a reçu du Seigneur, elle est passé par l’intermédiaire, en particulier, de sa grand-mère. Tout à l’heure, vous notiez un certain nombre de personnes qui, pour vous, sont des gens importants, des modèles, des témoins. Vous le disiez très justement, cela peut être nos parents et même des amis.
J’étais la semaine dernière à un salon du livre où je me suis trouvé à partager la parole avec une maman qui a connu l’épreuve de perdre sa fille, Anne-Gabrielle, à l’âge de 8 ans et demi.
Aujourd’hui, quand on repense à la vie d’Anne-Gabrielle, elle a eu un tel rayonnement, a été tellement lumineuse, y compris dans le cancer qui l’a emportée que l’on parle de la reconnaitre comme une sainte. Une jeune, presque encore une enfant, reconnue probablement comme une sainte de l’Eglise. Il n’y a pas d’âge !
Vous êtes, nous sommes tous, à l’âge où nous sommes aujourd’hui, porteurs de quelque chose qui peut être un cadeau pour les autres. Cette foi du Seigneur, cette fois dans le Seigneur, cette lumière que le Seigneur nous a donnée, il faut la laisser s’épanouir en nous.
C’est beau que vous soyez aujourd’hui neuf, je me permets de m’adresser à eux car à travers les neuf plus jeunes, le plus jeune des plus jeunes n’étant pas forcément capable de tout suivre, mais il a aussi sa part de sainteté dans les bras de sa maman.
Appelés à vivre non seulement le cadeau que Dieu nous a fait de sa présence mais aussi à le partager, à le faire grandir. C’est beau d’entretenir un jardin, c’est encore plus beau d’entretenir la sainteté entre nous pour que nous voyons ces fleurs qui s’ouvrent à la chaleur et à la lumière de Dieu.
Aller au catéchisme et prolonger la catéchèse par des temps en 5ème, 4ème et 3ème, c’est déployer les fleurs que nous sommes appelés à être à la lumière et à la chaleur de Dieu. Nous sommes chacun cette fleur qui n’attend que de fleurir.
La sainteté, au fond, c’est l’éclosion de ce que nous sommes et trouver notre vraie dimension.
Tant que nous ne sommes pas encore des saints, nous restons des petits boutons fermés, qui n’ont pas encore atteint leurs éclosions.
Rendons grâce au Seigneur qui vous réunit, qui nous réunit. Confions aux saints Louis et Zélie et à sainte Thérèse pour que nous soyons les uns et les autres sous la mouvance de l’Esprit Saint, des fleurs qui s’ouvrent à la grâce et à la présence de Dieu. »