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Les actes des apôtres se poursuivent aujourd’hui

Homélie du 28 avril 2021

Cette Parole que nous acclamons, cette Lumière venue dans le monde, non pas pour le juger mais pour le sauver, nous en avons un admirable récit dans les Actes des apôtres.
Nous aimons suivre cet itinéraire de la Parole de Dieu dans les temps premiers de l’Eglise, qui nous renvoient à nos temps d’aujourd’hui, car les actes se continuent.
Les traits de cette course de la parole de Dieu, nous aimons les suivre, aujourd’hui, dans un moment assez décisif. Un peu plus en amont, Barnabé était allé chercher Saul, le convertit, lui qui était parti trois ans en Arabie pour s’imprégner de la parole de Dieu. Ayant confiance en ce converti de fraîche date, il était allé le présenter à la communauté de Jérusalem comme pour le faire reconnaître par celle-ci. Mais le foyer missionnaire était à Antioche, le plus audacieux dans la mission, nous en avons un beau témoignage. C’est à Antioche que Barnabé et Paul sont envoyés par la communauté qui avait pris soin de prier, de jeûner et d’invoquer l’Esprit Saint sur eux avant leur départ sur la route de l’Occident. Ils empruntent ce petit trait d’union, cette faille, cette vallée entre Antioche et Séleucie qui est la mer. Ce petit passage aurait été déterminant dans la vie économique entre le Levant et l’Occident.
Ce que transportent Barnabé et Paul, ce n’est pas de la soie ni de l’or, c’est la parole de Dieu. J’ose vous lire ce passage comme une marque de tourisme spirituel avec eux parce que ce pays doit être si beau, tel décrit par Renan qui n’est pas un Père de l’Eglise mais qui a bien travaillé ses sources. Il nous dit ceci :
« À la sortie d’Antioche, Paul et Barnabé ayant avec eux Jean-Marc, se rendirent à Séleucie. La marche d’Antioche à cette dernière ville est d’une petite journée. Ce sont de tous côtés des bois taillis de myrtes, d’arbousiers, de lauriers, de chênes verts. Séleucie était le port d’Antioche et la grande issue de la Syrie septentrionale vers l’occident. La côte est inhospitalière et tempêtueuse. Le vent du golfe tombant du haut des montagnes et prenant les flots à revers produit toujours au large une forte houle. Un bassin artificiel communiquant avec la mer par un étroit goulet mettait les navires à l’abri des coups de mer. En saluant pour la dernière fois de la main les frères assemblés sur le sable noir de la grève, Paul avait devant lui le bel arc de cercle formé par la côte à l’embouchure de l’Oronte. L’heure était solennelle. Bien que sorti depuis plusieurs années du pays qui fut son berceau, le christianisme n’avait pas encore franchi les limites de la Syrie. Voici donc le moment où le christianisme quitte réellement sa terre natale et se lance dans le vaste monde. »
Dans les connaissance de l’époque d’Ernest Renan, on met l’accent sur la partie occidentale de la mission mais nous savons que, très tôt, d’autres disciples prirent d’autres chemins vers l’Orient. Comme d’abord pour Paul et Barnabé, puis Paul sans Barnabé les grandes aventures de ces voyages. Ce premier lui fait franchir la mer, arriver sur l’île de Chypre et annonçant la parole comme dit la fin du texte : « dans les synagogues des Juifs ». Et puis soudain, après à nouveau avoir franchi le passage de la mer, ils mettent les pieds en Asie mineure, dans l’actuelle Turquie. Là, notre ami Paul, fait ce premier voyage avec Barnabé qui les conduit à nouveau à Antioche pour faire le bilan de cette annonce avant que leurs deux chemins se séparent. Barnabé retournant à Chypre et Paul repartant vers l’Occident.
Cette audace de ces hommes porteurs et portés par la prière de la communauté chrétienne essayant d’annoncer la bonne nouvelle de Jésus ! On le dit modestement, apôtre à notre mesure mais c’est de la même nature. Ce n’est pas en notre nom que nous annonçons Jésus. C’est bien parce que Jésus, l’envoyé du Père, nous envoie à son tour participer à l’aventure de la mission.

Pierre et Paul Apôtres, Le Greco

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