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L’énergie et la liberté de Zélie et Louis

FrançoiseJanvier 2021

C’est par l’entremise de Ste Thérèse que j’ai connu Louis et Zélie.
J’ai « rencontré » Thérèse très jeune : j’avais environ vers 10 ans, et j’étais allée en pèlerinage à Alençon et Lisieux, avec les enfants de notre paroisse.
J’ai beaucoup aimé Alençon. J’ai trouvé que la maison des Martin avait une âme. Thérèse, depuis, ne m’a plus lâchée. Elle est comme une grande sœur pour moi, et je suis revenue plusieurs fois au sanctuaire depuis lors, notamment lors de la canonisation en 2015.
J’ai participé à la béatification de Louis et Zélie Martin à Lisieux. J’ai pu vénérer leurs reliques avant qu’elles ne soient enchâssées. Et, à ce moment, je les ai sentis très présents.
Jeune maman, je me suis mise à lire la « Correspondance familiale » des époux Martin. Et j’y ai trouvé un guide pour ma vie de femme, d’épouse et de mère.
L’écriture de Zélie est simple, sincère, sans fioritures.

J’aime la façon dont ils ont mené leur vie sans se soucier du « qu’en dira-t-on ». Ils ont fait ce qui était le mieux pour leur famille, leurs enfants et, parfois aussi, pour les enfants des autres.
J’ai trouvé Zélie très courageuse, quand elle fit tout son possible pour soustraire une petite fille aux mauvais traitement que lui faisaient subir deux fausses religieuses.
Je me retrouve dans leurs problématiques familiales, qui sont sensiblement les mêmes que celles que mon mari et moi connaissons : comment concilier vie de couple, vie familiale et vie professionnelle, comment éduquer ses enfants, quelles écoles choisir, doit-on suivre la mode, comment gérer les différences de caractères des enfants, les enfants à particularités, comment affronter les maladies (cancer, tuberculose), les épreuves, les fausses couches et les deuils, quel chemin de sainteté emprunter etc.
Je perçois Louis et Zélie comme des soutiens ou des amis, sans vouloir reproduire leur vie mais en m’inspirant de leur énergie, de leur liberté.

« Mon enfance, ma jeunesse ont été tristes comme un linceul, car, si ma mère te gâtait, pour moi, tu le sais, elle était trop sévère ; elle, pourtant si bonne, ne savait pas me prendre, aussi j’ai beaucoup souffert du cœur. » (CF 15)
Cette citation me parle particulièrement : d’une part, parce que les relations avec ma mère et ma famille sont compliquées. Et d’autre part, parce que cela montre qu’en tant que parents, on doit se soucier de la sensibilité de ses enfants, et donner à chacun non ce que l’on veut ou ce que l’on croit bon de manière rigide et impersonnelle, mais, en se mettant à son écoute et à l’écoute de son coeur de parent, ce qu’il y a de mieux pour lui, personnellement.
L’image du linceul est très forte. Cela me rassure : on peut rebondir dans la vie et parvenir à la sainteté, même avec un départ douloureux et des relations familiales difficiles. Je pense aussi qu’à travers cette évocation, Zélie avait conscience des différences qui existaient à cette époque (et qui subsistent certainement encore aujourd’hui) entre l’éducation des filles et des garçons. Il me semble que Louis et Zélie ont essayé de donner à leurs filles une éducation « complète », « virile ».
Louis et Zélie sont présents dans notre vie familiale, à travers les prénoms de nos enfants, à travers leurs « reliques » accrochées dans notre coin prière. Le modèle familial qu’ils présentent au monde peut sembler en décalage par rapport à beaucoup de familles d’aujourd’hui. Mais je crois aussi que beaucoup de jeunes aspirent à construire une famille stable et durable comme celle des Martin. Je trouve leur modèle familial plus accessible que celui de la Sainte famille.
Zélie confie ses disputes avec Louis, ses erreurs avec Léonie, etc. Ils ne sont pas parfaits, ils sont saints, certes, mais humains avant tout.

Le sommeil de l’enfant Jésus, tableau de Céline Martin – les visages de la Sainte Vierge et de saint Joseph sont inspirés de ceux de Louis et Zélie, et ceux des anges, des enfants Martin partis au Ciel en bas-âge.

Je crois que Thérèse est « la plus grande sainte des temps modernes » mais que, pour comprendre la petite voie de Thérèse, il est important de comprendre comment elle a grandi.
Zélie est la précurseur de Thérèse, et Léonie est celle qui, la première, a fait sienne cette petite voie.
Je suis admirative de l’éducation que Zélie et Louis ont dispensée à leurs filles. Ils ont toujours veillé à ce qu’elles grandissent dans un contexte bienveillant (n’hésitant pas à les changer d’écoles), loin des louanges et des critiques.
Ils ont accueilli et respecté les sentiments, les préférences de leurs enfants sans les juger mais en les soutenant. Ils ont su déceler les maltraitances infligées à Léonie par la bonne, et Zélie a essayé de remédier de toutes ses forces à leurs conséquences. Le soutien sans faille de Louis (alors même que cela lui « brisait le cœur ») pour accompagner la vocation religieuse de Thérèse, en allant plaider sa cause auprès de l’évêque, puis jusqu’au Pape, fut extraordinaire.
On sent que pendant leur pèlerinage à Rome, l’entourage était très jugeant, critique envers Louis et ses filles. Dans ma vie spirituelle et mes engagements, je me cantonne plutôt aux petites choses, comme Thérèse. Aimer et accompagner ses enfants, son conjoint sont déjà une « mission » à temps plein…

Thérèse et Léon XIII – aquarelle réalisée à partir d’un fusain de Céline.

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