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« Seigneur, apprends-nous à prier »

Rencontrer le Dieu Vivant : voilà le sens de toute prière…
Mais comment prier ?

Les apôtres eux-mêmes se sont sentis démunis. Dans son Évangile, saint Luc nous les montre demandant à Jésus :
« Seigneur, apprends-nous à prier » (Lc 11, 1)
À travers l’Évangile, Jésus indique, par son exemple, plusieurs chemins de prière.
De la récitation d’une prière à la méditation de la Parole de Dieu ou à la découverte du mystère eucharistique, voici 4 belles façons de rentrer dans le mystère de la présence de Dieu, à laquelle la tradition de l’Eglise a ajouté une 5ème prière, comme une couronne… de roses.

L’oraison de recueillement.
Le but de cette prière, personnelle et silencieuse, est se rendre totalement présent à Dieu par une écoute intérieure attentive. Alors nous pouvons entendre, comme le prophète Élie sur le Mont Horeb, murmurer « comme une brise légère ». C’est une présence, une voix du Seigneur au tréfonds de notre être, qui bruisse comme un fin ruisseau…
L’auteur de L’Imitation de Jésus-Christ rappelle que le plus grand pèlerinage est « le pèlerinage intérieur ». Les plus grands saints ont insisté sur la pratique de l’oraison : sainte Thérèse d’Avila, qui s’appuya dessus pour accomplir sa grande réforme de l’Ordre du Carmel, mais aussi d’autres comme saint François de Sales ou saint Jean-Marie Vianney, qui passaient de longues heures en oraison avant l’aube. Et l’Évangile nous rapporte que Jésus aimait passer la nuit, en prière, seul, sur la montagne, pour y parler au Père…

La lecture sainte ou lectio divina
Il s’agit de lire lire la Parole de Dieu sous la direction de l’Esprit Saint. Sans l’Esprit qui les a inspirés et qui seul peut les sonder, les textes nous demeurent fermés.
Par la prière, comme dit le psaume, « Ta parole illumine et les pauvres comprennent. » Le passage de la Bible ainsi lu se révèle dans son « aujourd’hui ». Il manifeste la Parole de Dieu pour nous, à cet instant, comme Jésus en fit l’expérience dans la synagogue : « Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : «Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre.» » (Luc 4, 14).
La lectio divina se déroule en quatre étapes :

L’adoration eucharistique
Sainte Thérèse a magnifiquement chanté ce temps que, dans l’oubli de soi, nous pouvons donner au Seigneur. Dans le Saint Sacrement, Il s’est fait pour nous « prisonnier » :

« Je ne suis qu’un grain de poussière
Mais je veux fixer mon séjour
Dans les ombres du sanctuaire
Avec le Prisonnier d’Amour
Ah ! Vers l’hostie mon âme aspire
Je l’aime et je ne veux rien de plus
C’est le Dieu caché qui m’attire… »

L’adoration consiste en un temps (traditionnellement de 15 minutes à 1h) passé devant l’hostie consacrée, exposée dans un ostensoir. Cette prière fait entrer dans un tête-à-tête avec le Christ. L’adorateur s’appuie sur la certitude qu’aussi bien dans les moments d’ennui et d’aridité, que dans les moments de consolation, Dieu agit en lui, le renouvelle et le sanctifie. Chaque paroisse propose des temps dédiés à l’adoration, ou même l’adoration perpétuelle : adoration continuelle, par les fidèles qui se relaient, du Saint-Sacrement dans une chapelle.

Les psaumes.
Ces longs poèmes tissent la trame actuelle de la prière universelle de l’Eglise chrétienne, aussi bien catholique qu’orthodoxe ou protestante. Pour le bienheureux Columba Marmion, grand maître spirituel, les psaumes qui sont « la voix du Christ et la voix de tout homme », « reproduisent en nous l’image du Christ ».
Leur récitation est une plongée dans la destinée humaine, mais aussi dans les sentiments de Dieu lors de son incarnation.
La richesse des émotions et attitudes que l’on retrouve dans les psaumes est telle, qu’il y aura toujours un psaume pour correspondre à notre coeur, quel que soit son cri ou son bonheur de l’instant.
Les dernières paroles de Jésus, sur la croix, furent les versets d’un psaume.

Le chapelet.
Il existe plusieurs manières de réciter le chapelet (chapelet de la miséricorde, chapelet de saint Michel Archange, des Plaies du Christ etc.) mais la plus répandue, et la plus louée par de nombreux saints, est la belle prière du Rosaire.
Les vingt mystères qui la composent sont un abrégé de la vie du Christ. Leur méditation aide à s’immerger dans son existence terrestre et à se mettre à son école, ainsi qu’à celle de Marie. Saint Padre Pio, sainte Mère Teresa et beaucoup d’autres ont affirmé avec la force la puissance de salut du Rosaire. Pour saint Louis-Marie Grignion de Montfort, la récitation du Rosaire est même le moyen de sanctification le plus assuré.