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L’édito – Un carême triste… est un triste carême

Revêtez la joie ! Le carême n’est pas un temps de tristesse mais de joie et de résurrections intérieures, de libération.

Le pape François dans une méditation sur le Carême en rappelle les composantes : l’aumône, la prière et le jeûne et se demande : « à quoi servent-elles ? ». Et il ajoute « l’aumône, la prière et le jeûne nous ramènent aux trois seules réalités qui ne disparaissent pas. La prière nous rattache à Dieu ; la charité au prochain ; le jeûne à nous-mêmes. Dieu, les frères, ma vie : voilà les réalités qui ne finissent pas dans le néant, sur lesquelles il faut investir » (Homélie du mercredi des cendres 2019).
Investir pour connaitre des libérations qui génèrent la joie.

Dans le domaine de la prière, c’est-à-dire de cette relation avec le Seigneur

Dans le domaine de la charité, de la relation avec les frères, à quel investissent suis-je appelé ?

Dans le domaine du jeûne, de la relation à nous-même

Si le carême est un temps de joie, il passe cependant par des temps de combat. Sainte Zélie le reconnait qui, dans sa vie active, trouve long le jeûne imposé à l’époque : encore 21 jours « bien longs à passer », « j’aspire à Pâques », mais qui se réjouit de tous les inattendus sur ce chemin de conversion, ainsi de ce sermon aux mères chrétiennes qu’elle allait écouter par devoir, et qui la touche par « son ton de bonté et de douceur » (CF 156 et 157).

Père Thierry Hénault-Morel, Recteur du sanctuaire

Mars 2020