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La contagieuse espérance des saints

Que restituer de ce dernier week-end à Alençon (26-27 octobre 2019) ? Nous y sommes allés avec quelques familles et quelques paroissiens pour boire à la source du témoignage de Louis et Zélie Martin, parents de Sainte Thérèse, et canonisés il y a tout juste 4 ans. Avec les nombreux pèlerins que nous avons rejoints, nous nous sommes laissés toucher, façonner, renouveler par ce témoignage rempli de simplicité, de douceur et de grâce.

Difficile ici de tout rapporter, ni même cet essentiel qui appartient au fond à chacun. Ce qui est certain, c’est que ces deux jours ne nous ont pas laissé indemnes.

Longuement, nous nous sommes laissés enseigner par l’évêque de Limoges, Monseigneur Pierre-Antoine Bozo. Il nous a redit le grand projet du Christ de nous faire communier, à travers joies et peines, à l’amour parfait de Dieu. Il nous a redit, à la lumière de la petite famille Martin, que « la sainteté, c’est la rencontre de la faiblesse (humaine) avec la force de la grâce (divine) » (pape François dans la joie de la Sainteté, N°34). Et nous avons compris que cela vaut aussi bien pour nos familles que pour notre paroisse. Il nous a redit enfin (mais comment prétendre résumer ?) que, loin d’être « en fin de vie », l’Église (nos paroisses, nos familles et nous-mêmes) doit lutter contre une société qui, sans Dieu, se déshumanise, et qu’elle (l’Église) doit continuer à témoigner du Christ « mort pour nos fautes et ressuscité pour notre justification ».

Ainsi, nous a-t-il invités à ne pas « nous modeler sur le monde présent » (St Paul) qui voudrait évacuer le mystère de la souffrance mais à témoigner « (qu’) avec le Christ, la joie renait toujours » (pape François dans la Joie de l’Évangile).

Le couple Martin, à cet égard, n’a pas été épargné par les épreuves. Pourtant, il a laissé le témoignage de parents remplis de paix, de joie même, d’espérance aussi, et du désir de cette sainteté qui consiste à « accomplir des actes ordinaires de façon extraordinaire » (la joie de la Sainteté, N° 17).

Quelques familles, en rentrant de ce week-end, m’ont partagé leur joie :

« Magnifique week-end que nous avons vécu en fraternité. »

 « (Des expériences) qui nous recentrent sur notre sacrement de mariage à travers le modèle de Louis et Zélie Martin. On trouve du réconfort et une nouvelle force également pour l’éducation des enfants à travers l’humilité et la confiance dont ils (les parents Martin) ont fait preuve ».

« Mon mari et moi avons longuement discuté hier soir pour continuer à grandir en couple en restant centrés sur le Christ. »

« J’ai passé 2 jours merveilleux, quand Jésus nous veut quelque part, il nous fait y aller. Ces 2 jours m’ont permis de plonger dans la prière, d’écouter et d’être réconfortée par les témoignages, la veillée. »

Au moment de célébrer la Toussaint, comment ne pas se laisser rejoindre par l’appel du pape François (dans La Joie de la Sainteté) : « N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu. N’aie pas peur de te laisser guider par l’Esprit Saint. » Et de conclure : « Il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints »

Père Rémy Crochu, curé de la paroisse st Clair et St Guénolé de Nantes